Musée d’Orsay – Courbet

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Toute sa vie, Courbet témoigne de l’affection qu’il porte aux siens. Il a laissé d’eux de nombreux portraits, parfois au milieu des personnages de ses grandes compositions.
Il est né en 1819 dans un petit village de Franche-Comté, région au climat rigoureux, au peuple rude et montagnard. Sa région natale inspire son œuvre, notamment les paysages enneigés. Cézanne dira de lui qu’ « il a peint la neige comme personne ».
Courbet est un homme de la campagne, passionné par la chasse, qu’il peint abondamment.
Sa formation dans le Paris de Louis-Philippe vient à maturité lorsqu’il rencontre Baudelaire et affronte les événements de 1848.

Courbet – L’enterrement à Ornans

L’enterrement à Ornans (son village natal) peint entre 1849 et 1850 est une allégorie républicaine montrant en pied la population de sa ville natale. Le peintre avait 33 ans lorsqu’il réalisa cette œuvre de grandes dimensions qui fut l’objet d’une violente polémique lors de sa présentation au Salon de peinture de 1850. On a alors reproché au tableau sa vulgarité et les critiques ont accusé Courbet de peindre « le laid », « le trivial » et « l’ignoble ». L’Enterrement à Ornans devient vite une œuvre manifeste du Réalisme dont Courbet fut le chef de file ; un peintre engagé pour l’Art mais aussi pour la République.
On y voit des bedeaux rouges et avinés, des vieilles au visage creusé et des bourgeois de province mal attifés. Courbet lance, presque malgré lui, le mouvement du Réalisme, comme le qualifie son ami Champfleury.

Courbet – L’atelier

Dans le tableau nommé L’Atelier, exposé en 1855, Courbet affirme ses choix artistiques et politiques. On y retrouve ses amis et des figures importantes de l’époque : Baudelaire (à droite en train de lire), Emile Zola, Théophile Gauthier…

Courbet – L’Origine du Monde

Il y a un Courbet qui sera vite accepté, contrairement aux autres peintres de nus. Incarnés, les corps échappent aux proportions idéales et aux galbes parfaits. Mais le registre de cet artiste audacieux est large, de l’image libertine à la crudité de l’Origine du Monde, peint en 1866 et vue frontale d’un sexe féminin, symbole d’une liberté de regard sans limite.
En fait, on ignore presque tout de l’histoire de ce tableau. Ce que l’on sait, c’est que le tableau a été probablement commandé par un diplomate et collectionneur turc du nom de Khalil Bey en 1866. Aussitôt peint, le tableau disparaît. Le collectionneur l’expose d’abord dans sa salle de bains, puis il recouvre d’un rideau que l’on peut tirer à l’occasion pour retirer l’œuvre de la vue de visiteurs importuns. Après la faillite du collectionneur pour des dettes de jeu, dit-on, le tableau se retrouve à Budapest. Il est ensuite revendu à plusieurs reprises, toujours sous le manteau car c’est une œuvre scandaleuse. Le tableau aboutit chez le psychanaliste Jacques Lacan dans les années cinquante, dans un cadre à double fond. Lacan demande au peintre André Masson de peindre une œuvre sur le cache de la toile. C’est enfin en 1995 que le tableau entre au musée d’Orsay.

Adresse Musée d’Orsay

Musée d’Orsay, 5 Quai Anatole France, 75007 Paris, site web : www.musee-orsay.fr

Géolocalisation Musée d’Orsay


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