Eglise Saint Joseph des Carmes – Paris

L’église Saint-Joseph-des-Carmes est située rue de Vaugirard, dans le 6e arrondissement, au cœur de l’enceinte de l’Institut catholique de Paris.

Histoire de l’église Saint-Joseph-des-Carmes

Il s’agit de l’ancienne chapelle du couvent des Carmes déchaussés, installés ici en 1610. La reine Marie de Médicis (la mère de Louis XIII) posa la première pierre de l’église en 1613 et le chantier fut achevé en 1630. Le nom de l’architecte n'est pas connu, mais la façade à deux étages d’une largeur inégale suit les principes, en les simplifiant, de 2 architectes italiens, Alberti et Vignole.

Le décor intérieur de l’église Saint-Joseph-des-Carmes

Le décor intérieur reflète lui aussi l'influence italienne. Une bonne partie de ce décor date du XVIIe siècle, à commencer par la coupole peinte par le liégeois Walthère Damery en 1663. La calotte représente Elie, le fondateur mythique de l’ordre, enlevé au ciel sur un char de feu. C’est l’un des rares exemples conservés à Paris d’un vaste ensemble illusionniste à la mode romaine, et sans doute l’un des plus précoces. La coupole est très haute et contribue à donner à un édifice de taille relativement modeste une dimension apparente néanmoins significative. Le tableau du maître-autel, la Présentation du Christ au temple (1624) de Quentin Varin, est enchâssée au sein d’un retable en forme de frontispice comportant 4 colonnes corinthiennes de marbre noir. C’est le chancelier Séguier, protecteur des Carmes, qui a financé la commande passée au sculpteur Simon Guillain en 1634. Le retable a été démonté à la Révolution, puis récupéré au XIXe siècle. C’est un des rares retables du XVIIe siècle encore à son emplacement d’origine. D’autres œuvres, destinées à St-Joseph, ont été récupérées au XIXe siècle, par exemple la Résurrection de Jean-Baptiste Corneille, tableau du 17ème siècle Nous sommes ici devant un petit oratoire, à la droite du chœur et dédié à sainte Anne. Les lambris et les peintures murales peuvent être situés entre 1620 et 1630 et leur restauration en 2012 a remis à l’honneur un beau et rare témoignage de la dévotion privée. Deux autres chapelles latérales ont été décorées au XVIIe siècle et restaurées en 2013. A gauche se trouve la chapelle du Sacré-Cœur peinte en 1635 par Abraham van Diepenbeek, élève de Rubens. C’est le plus vaste décor mural réalisé en France par un Flamand. La chapelle de droite est dédiée au Bienheureux Martyr en raison d'un événement tragique de la révolution. La voute est de Claude Deruet, un peintre lorrain, a été réalisée vers 1640. Le tableau du retable de cette chapelle est de l’abbé Paul Buffet, peintre chrétien épigone de Maurice Denis, en 1926-1929. Paul Buffet réalise aussi, avec son frère Amédée, le décor de la chapelle Sainte-Thérèse.

Localisation de l’église Saint-Joseph-des-Carmes


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