Une De Dion-Bouton 1904 traverse Paris

Ce véhicule De Dion-Bouton est sorti des ateliers de Puteaux en 1904 ; c’est une « populaire » type V. Elle est équipée d’une carrosserie roadster, sans portes ni pare-brise.

De Dion-Bouton, le plus grand fabricant automobile au monde

De Dion Bouton était alors le plus grand fabricant automobile au monde et l’un des rares à fabriquer intégralement ses voitures, tant la mécanique que la carrosserie. 9 de ces véhicules ont été livrés neuf en Angleterre, comme l’atteste la plaque du garage sur le tableau de bord. Celui-ci y aura séjourné plus de 100 ans avant de retrouver son pays natal en 2007.

Le moteur de la De Dion-Bouton 1904

moteur est un monocylindre de 940 cm3 qui développe une puissance de 8 cv réels à un régime de 1200tr/min. Les monocylindres De Dion-Bouton étaient réputés pour leur fiabilité et leur vitesse de rotation élevée. Début 1900, peu de moteurs dépassaient 1000tr/min. La boîte de vitesses était plutôt perfectionnée pour l’époque, équipée de 3 rapports et d’une marche arrière. Elle fait office de pont arrière d’où son nom de boîte-pont. Cette architecture sera utilisée entre autres par Porsche ou Chevrolet pour sa Corvette. A noter aussi qu’elle dispose de 2 embrayages dont la garniture est fabriquée avec des poils de chameau, cela offre un fonctionnement très doux et s’avère pratiquement inusable.

Comment conduire une De Dion-Bouton 1904

Pour la conduite, c’est le dépaysement total ! Accélérateur et réglages de l’allumage se font par des manettes à main. Il n’y a pas de pédale d’embrayage. Le frein à pied est d’une efficacité toute relative. La direction ultra directe est assez imprévisible. Une des particularités des monocylindres réside dans leur réglage ; il faut constamment ajuster l’allumage au régime moteur. Pour accélérer il faudra donc ouvrir les gaz et modifier progressivement l’avance à l’allumage sinon le moteur refuse de donner toute sa puissance et risque de s’étouffer. Et surtout, il ne faut pas oublier, tous les 20km, d’injecter manuellement de l’huile à l’aide d’une pompe, dans le moteur et la boite de vitesses, qui ne disposent d’aucune étanchéité.

Le plaisir de piloter une ancienne voiture

Au niveau des performances … c’est une autre époque, la vitesse maximale est d’environ 45km/h et l’autonomie est de 100km. Bien menée, la voiture est capable de monter la butte Montmartre. Mais, vous vous en doutez, les performances sont secondaires … A 110 ans, aurez-vous l’idée de courir un sprint ou un marathon ? A chacun son plaisir ; elle est partante pour tous les rallyes d’ancêtres et nous a toujours amenés à bon port, que ce soit Brighton, Compiègne ou Rambouillet. Le bonheur !

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